WhatsApp ne propose pas de fonction de surlignage. Pas de bouton, pas de raccourci, pas de caractère spécial à encadrer autour d’un mot pour lui appliquer un fond coloré. La liste officielle des styles de mise en forme se limite à gras, italique, barré, monospace et liste à puces. Même les versions bêta récentes, qui introduisent des titres et des citations enrichies dans les canaux, n’ajoutent rien qui ressemble à un surlignage.
Cette absence pose un problème concret dès qu’on veut attirer l’œil sur une date, un montant ou un mot-clé dans une conversation de groupe. Les alternatives existent, mais aucune ne reproduit exactement le rendu d’un texte surligné en jaune dans un traitement de texte.
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Pourquoi WhatsApp n’intègre pas le surlignage de texte
La raison la plus souvent avancée tient à la confusion visuelle avec les liens hypertexte. Un texte souligné ou surligné dans une bulle de messagerie risque d’être interprété comme un élément cliquable. WhatsApp a fait le choix de limiter les options de formatage pour garder l’interface lisible sur des écrans de taille réduite.
Les « fonds colorés » que certains utilisateurs croient être du surlignage proviennent en réalité des bulles de conversation ou des thèmes personnalisés. Sur les surcouches Samsung ou Xiaomi, on peut modifier la couleur de fond des bulles, ce qui donne parfois l’illusion d’un mot mis en évidence. La nuance est de taille : la couleur s’applique à l’ensemble du message, pas à un mot isolé.
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Formatage natif WhatsApp : ce qui remplace le surlignage
Sans vrai surlignage, le formatage natif reste le levier le plus fiable pour mettre un passage en valeur. Deux méthodes coexistent : les caractères spéciaux tapés manuellement et le menu contextuel accessible par appui long sur le texte sélectionné.
Caractères spéciaux et raccourcis disponibles
- Encadrer un mot avec des astérisques (*mot*) pour le passer en gras, le format le plus visible dans une bulle
- Utiliser les underscores (_mot_) pour l’italique, utile pour signaler un titre ou une nuance de ton
- Placer des tildes (~mot~) autour d’un passage pour le barrer, pratique pour indiquer une correction sans supprimer l’information d’origine
- Entourer un extrait de trois accents graves (« `mot« `) pour afficher du texte en monospace, qui se démarque visuellement du reste du message
Le gras reste la solution la plus proche du surlignage en termes d’impact visuel. Dans une longue conversation de groupe, un mot en gras accroche le regard bien plus qu’un italique.
Menu contextuel sur Android et iOS
Sur la plupart des versions récentes, un appui long sur le texte sélectionné fait apparaître un menu proposant les mêmes options (gras, italique, barré, monospace). Cette méthode évite de mémoriser les caractères spéciaux. Elle fonctionne aussi bien sur Android que sur iOS, à condition que l’application soit à jour.
Générateurs Unicode et copier-coller : une fausse bonne idée
Plusieurs sites proposent de convertir du texte en caractères Unicode stylisés (souligné, gras fantaisie, lettres décoratives). Le principe est simple : on tape son texte sur un générateur en ligne, on copie le résultat, on le colle dans WhatsApp.
Le rendu dépend entièrement de l’appareil du destinataire. Un texte Unicode peut s’afficher correctement sur un iPhone et apparaître comme une suite de carrés vides sur un Android plus ancien. Les polices système ne prennent pas toutes en charge les mêmes blocs Unicode. Les retours terrain divergent sur ce point : certains utilisateurs ne rencontrent jamais de problème, d’autres constatent des affichages cassés dans la majorité des cas.
Le texte Unicode pose aussi un problème de recherche. La fonction « Rechercher dans la conversation » de WhatsApp ne reconnaît pas toujours ces caractères spéciaux. Un message formaté en Unicode souligné peut devenir introuvable dans l’historique.
Astuces visuelles dans WhatsApp sans outil externe
Quelques pratiques permettent d’attirer l’attention sur un passage sans recourir à des outils tiers ni à des caractères Unicode.
Isoler l’information dans un message séparé est la technique la plus directe. Au lieu de noyer une date dans un paragraphe de dix lignes, l’envoyer seule, en gras, dans une bulle à part. Un message court en gras dans une bulle isolée produit un effet d’ancrage visuel comparable au surlignage.
La fonction « répondre » (swipe sur un message) permet aussi de mettre en lumière un passage précis dans un fil de discussion dense. En citant le message d’origine puis en ajoutant un commentaire, on crée un contraste visuel qui guide le regard.
Combiner des emojis de couleur vive (le carré jaune 🟨 ou la flèche ➡️) juste avant un mot-clé est une autre approche courante dans les groupes professionnels. Le résultat n’a rien d’un surlignage au sens strict, mais l’effet d’appel fonctionne sur un écran de téléphone.

WhatsApp enrichit son formatage : quelles évolutions à suivre
WABetaInfo a repéré dans plusieurs versions bêta de WhatsApp (Android et iOS, début 2025) l’ajout de formats supplémentaires : titres, puces structurées, citations enrichies. Ces nouveautés visent d’abord les canaux et les communautés, pas les conversations individuelles.
Le surlignage ne figure dans aucune de ces évolutions bêta. Rien n’indique que WhatsApp prévoit d’ajouter un fond coloré derrière du texte. La direction prise semble privilégier la structuration (titres, listes) plutôt que la décoration visuelle.
Pour les utilisateurs qui ont besoin de mettre un mot en évidence dans un message, le gras natif combiné à une bulle isolée reste la méthode la plus lisible et la plus universelle. Elle ne dépend ni de l’appareil du destinataire, ni d’un outil externe, ni d’une version spécifique de l’application. Les alternatives Unicode ou les thèmes de bulles colorées offrent un rendu incertain, tributaire de variables que l’expéditeur ne contrôle pas.


